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18.06.2006

Réécriture d'Un Pacte avec le diable

medium_sans_titre_1-2.2.jpgUn pacte avec le diable était épuisé depuis plusieurs mois. C'était mon premier bouquin… Ecrit en 1987, il est paru en 1988 dans la collection Croche-Pattes de Syros, puis en 1994 dans la collection Les Uns Les Autres, et enfin en 2002 en poche chez Pocket

 

Début juin, il sera de nouveau disponible dans Les Uns Les Autres (image ci-contre), tout comme La Fille du Canal qui reparaîtra au même moment dans cette collection, avec sa couverture d'origine.

Ces deux nouvelles reparutions seront commercialisées à 5,90€ au lieu de 7,50€. Mais Un pacte avec le diable présentera un autre changement. Syros a accepté que j'apporte quelques modifications au texte. Je voulais en effet revenir au plus près de sa première mouture, avant que je ne la retravaille en 1988 à la demande de l'éditeur pour la première publication.

J'ai donc redescendu l'âge de l'héroïne, Roxanne - sans pour autant lui réattribuer les dix ans qu'elle avait "au départ" ; j'ai supprimé la scène de retrouvailles finale qui avait été rajoutée pour "sécuriser" le lecteur - mais sans pour autant laisser errer Roxanne dans la nuit où je l'avais abandonnée à l'origine ; et surtout j'ai réintroduit une scène à laquelle je tenais énormément et que j'avais écartée à contre-coeur : le moment où Roxanne se couche et s'endort à côté de David mort.

Et, puisque j'y étais, j'ai supprimé la digression qui débutait le récit. Celle-là figurait pourtant dans le "premier manuscrit", mais elle était devenue vraiment anachronique, elle qui jugeait en 1987 que les livres pour enfants se terminaient toujours bien, pas comme dans la vie ! - en revanche, je n'ai pas transformé les «francs» en «euros», ni les «cabines téléphoniques à carte» en «téléphones portables»… ces éléments faisant partie intrinsèque du récit.

Le plus difficile, dans ce retour à la source du texte (enfin... je n'ai pas pour autant fouillé dans mes cartons - j'ai préféré retourner à l'original tel qu'il était resté en moi) aura été de résister à la tentation de tout réécrire ! Surtout que sa relecture, en tant que texte que je pouvais partiellement retoucher, m'a projeté 18 ans plus tôt (et dix kilos en moins :-) sur mon lit, les épreuves de ce premier roman dans les mains, à me dire, les larmes aux yeux, que ces phrases étaient véritablement à chier mais que je ne savais pas comment écrire autrement…

Pour distinguer cette nouvelle édition Les Uns les Autres de l'ancienne, j'ai demandé à ce que soit reproduit sur la page de garde le dessin signé Romain Slocombe qui figurait dans la toute première publication (dans Croche-pattes) : un ours en peluche avec une seringue plantée dans le coeur.