26.11.2008
CACHEZ CES GRAINES QUE JE NE SAURAIS VOIR !!
Sur Elle.frL’avis de l’auteur : L’auteur évoque des sujets très inhabituels, comme la fécondation in vitro ou la césarienne « Il est important de redonner aux enfants nés de cette manière leur histoire » déclare-t-il. Un détail qui tout comme les dessins de corps nus peut choquer. « Tout dépend de la façon dont c’est fait, explique Thierry Lenain. Il ne faut pas mettre n’importe quoi dans les livres, mais les dessins de Serge Bloch sont pleins d’humour ».
Les conseils de la psy : « Il est plus facile de parler de sexualité quand les enfants sont petits, car ils posent généralement des questions. Dès qu’on sent que le sujet les intéressent, il faut saisir l’occasion. Les parents doivent avant tout mettre l’accent, sur le fait qu’un bébé est le fruit d’un amour entre deux personnes. Ainsi on enlève toute la honte qu’il y a autour de ce sujet, en montrant que la sexualité est une chose normale. Je ne pense pas qu’il soit vraiment important de parler de fécondation in vitro ou de césarienne. L’enfant risque de prendre peur et ce ne sont pas vraiment des éléments qui aident à se construire. Plus tard, lorsque l’enfant rentre au collège, cela devient plus difficile d’aborder ce sujet. Les pré-adolescents préfèrent en parler entre eux, c’est un sujet un peu tabou avec les parents. »
C'est la mode aujourd'hui : ce sont les psys qui nous disent ce que nous devons penser ou pas des livres jeunesse.
Plus auteur que les auteurs, plus éditeur que les éditeurs, plus lecteur que les lecteurs, plus critique que les critiques, plus parent que les parents : le psy.
Bon.
A propos de mon GRAINE DE BÉBÉ, la psy de Elle.fr « ne pense pas qu’il soit vraiment important de parler de fécondation in vitro ou de césarienne. L’enfant risque de prendre peur et ce ne sont pas vraiment des éléments qui aident à se construire.»
Bon.
C'est con parce que c'est plus particulièrement pour parler de fécondation in vitro et de césarienne que j'ai écrit cet album - en tout cas pour dire ces histoires au même rang que les autres plus "naturelles".
Alors voilà ma réponse :
Cela signifie-t-il qu'il vaut mieux ne pas parler de la fécondation in vitro ou de la césarienne à un enfant ainsi conçu ou né ? Mais alors c'est lui cacher son histoire, et cela ne me semble justement pas souhaitable pour sa construction.
Cela signifie-t-il qu'il ne faut en parler qu'aux enfants directement concernés ? Il leur faudrait alors des livres qui leur soient réservés et qu'ils ne pourraient lire que sous leurs manteaux, comme si leur histoire était honteuse ? Cela ne me semble pas davantage souhaitable pour leur construction.
Je trouve donc mon album tout à fait juste et bienvenu : il contribue à ce que chacun puisse lire son histoire particulière, et à ce que cette histoire particulière appartienne dans la clarté à l'histoire commune de tous.
D'accord, ça risque de faire que mes lecteurs aient ensuite moins besoin d'un psy... Mais même une psy peut s'en réjouir, non ? :-) :- ) :-)
Thierry
Publié dans Graine de bébé | Lien permanent | Commentaires (17) |
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Commentaires
"Les parents doivent avant tout mettre l’accent, sur le fait qu’un bébé est le fruit d’un amour entre deux personnes. Ainsi on enlève toute la honte qu’il y a autour de ce sujet, en montrant que la sexualité est une chose normale. "
Eh bien, désolée...-:( mais c'est pas toujours vrai non plus ! et la noirmalité...On s'en tape ! Moi je préfère dire que la vie, elle s'arrange toujours pour surgir parce qu'elle est plus forte que tout et que tout le monde et que c'est ce l'expérience unique et mystérieuse dans ses raisons, et ses causes et immensément belle qui nous fonde, qu'elles qu'en soient les circonstances...Elles ne restent QUE des circonstances (passion, bonheur, malheur, viol, césarienne, adoption, in vitro, avec amour, sans amour, trop jeune, trop vieux....)
Bon, y a que moi pour commenter un sujet aussi BETON !! ???
Allez! à vos plumes, crayons, ardoises, papiers...:-)
Ecrit par : tess | 27.11.2008
Répondre à ce commentaireCe que je pense surtout c'est que la honte ou la normalité sont des sentiments sociaux, construits par.... (les psys ? allons allons ne soyons pas mauvaise langue - mmm parlez-nous de votre stade oral, mademoiselle...).
Ecrit par : Florence | 28.11.2008
Répondre à ce commentaire"Ainsi on enlève toute la honte qu’il y a autour de ce sujet "...
Mais enfin, qui c'est qui la met, la honte ? Pas l'enfant, puisque lui ne sait encore rien !
"...En leur montrant que la sexualité est une chose normale".
Ah bon ? Parce que l'enfant supposerait, de lui-même, le contraire ?
"L'enfant risque de prendre peur..."
Ce qui me fait peur, moi, c'est qu'on pense à leur place, avec des tas de préjugés en plus.
Courage, Thierry... ça ne fait que commencer ;-)
Ecrit par : Cathy | 29.11.2008
Répondre à ce commentaireOui, bien d'accord les filles... et les garçons...Ils en pensent quoi ? Ils sont absents, ils s'en foutent ????? Ou alors ce blog est lu eclusivement par des femmes ;-)))
On pourrait également discuter de "Il est plus facile de parler de sexualité quand les enfants sont petits" Ben tiens donc et même quand ils sont pas encore nés ! bien plus fastoche encore!...pffffffff
Ecrit par : tess | 29.11.2008
Répondre à ce commentaireC'est vrai que s'ils apprennent ça à l'adolescence, ça ne risque pas du tout de les traumatiser...
Mais quel genre de psy parle ici ? Qui n'emploie que des termes traditionnellement utilisés par la morale chrétienne ???
L'histoire, heureuse ou malheureuse, est indispensable pour ce construire.
La psy donne-t-elle son nom pour qu'on puisse fuir son cabinet ???
Courage aux écrivains dans cette société de plus en plus étroite d'esprit !
Ecrit par : Anne | 30.11.2008
Répondre à ce commentaireEt si nous, adultes, nous arrêtions de nous torturer le cerveau pour expliquer les choses, le monde et la vie aux enfants... Et si, comme tu sais si bien le faire Thierry, nous racontions SIMPLEMENT les histoires de la vie aux enfants qui nous entourent
Comment ? Le monde est complexe !!! Oui, c'est sure, je ne le renie pas, bien au contraire. Mais lorsqu'il s'agit de sexualité et de naissance qu'elles soient naturelle ou "artificiel", qui est le plus géné ? L'enfant qui pose la question, ou l'adulte qui ne sait pas quels mots utiliser ?
Perso, je me trouve toujours très con quand des enfants me posent des questions sur ces sujets sensibles, comme pour la mort d'ailleurs. Et je suis bien heureux de pouvoir trouver un soutien dans tes livres ou ceux d'autres auteurs.
Voilà mon avis d'homme et d'éducateur. Bon courage et joyeuse continuation à toi Thierry. Que le smile soit avec toi.
Ecrit par : Nico | 30.11.2008
Répondre à ce commentaireUn livre simple, qui une fois de plus, avec peu de mots, sait toucher,
Un livre beau, qui nous fait rire (mes enfants, mes élèves et moi) beaucoup (mince j'ai du en traumatiser...),
Un livre qui dit des choses de la vie qu'on ne saurait dire.
Merci de vous lire, c'est à chaque fois un grand bonheur.
Vinca
Ecrit par : zandomenighi | 30.11.2008
Répondre à ce commentaireJe pense qu'à partir du moment où un enfant pose une question, quelle que soit cette question, il faut y répondre tout de suite. Si l'on est un peu gêné aux entournures, il faut choisir ses mots, prendre son temps, mais on ne peut pas laisser l'enfant sans réponse, c'est pire ! Mes fils savent qu'il sont nés par césarienne. Ils ont vu la cicatrice. Je ne pense pas que ça les ait traumatisés. Quant à la fausse couche que j'ai faite avant la naissance de l'aîné, je leur ai dit aussi et la réponse du plus grand me fait rire : heureusement que tu as fait une fausse couche sinon, j'aurais pas été l'aîné ! Ben oui, c'est vrai ! Je viens d'écrire un livre sur une 1/2 soeur. C'est bizarre aussi quand on y pense. (Visible sur le site des petites vagues). Rien n'est tabou. Les enfants veulent savoir. Rien n'est pire que les non-dits.
Bonnes lectures !
Muriele Charlet Dreyfus
Ecrit par : charlet dreyfus | 30.11.2008
Répondre à ce commentaireTu donnes les références de ton livre..parce que...Justement, j'explique à mes enfants que dans les frateries ce n'est pas comme dans les oranges....Y a pas de demi !!! on ne peut être frère et soeur qu'à part entière. :-) Non ?
Ecrit par : tess | 01.12.2008
Répondre à ce commentairece qui est étonnant c'est que ce sujet fasse débat!
comment peut-on imaginer répondre sans dire?! et pour se construire -se construire normalement- en reprenant les mots du commentaire de "la psy" (c'est un métier nouveau -psy-, on ne sait pas trop ce que ça veut dire...) faut-il avoir des parents qui édulcorent, ne disent pas quand un petit questionne et pas plus quand il grandit, encore moins quand il est ado ; alors on leur parle quand?!
et puis faudrait-il opposer la naissance sans aide médicale à la naissance qui serait donc autre, pas la même pas la bonne...
décidément oui, je trouve que ce sujet ne devrait pas faire débat.
alors, pour tout dire, je n'ai pas honte de lire de faire lire tes livres Thierry et de les aimer!!!
Ecrit par : nadia roman | 01.12.2008
Répondre à ce commentaireMoi, Thierry, je ne regarde "elle" que chez le dentiste, je ne le lis jamais et je ne pense pas que les psys qui y sévissent méritent d'être nommés tels.... Rassure-toi Thierry ce qui s'y écrit n'a pas beaucoup d'importance...
Ecrit par : C. | 01.12.2008
Répondre à ce commentaireen ces temps de disette pour nos pauvres spermatozoïdes et des mamans qui se lancent de + en + tard dans l'aventure bébé si on continue comme ça et sans méthode alternative on aura plus de psy que de nouveau né,mais Thierry pense aux névroses des parents qui en sont à leur 5ième ou 6ième FIV alors là les psy ne sont pas prêts d'être au chomage,mais c'est vrai qu'il est là question de reconstruction et non pas de construction cqfd amitiés
Ecrit par : Debar | 01.12.2008
Répondre à ce commentaireJe réponds à Tess qui a l'air un peu énervé par le demi bébés. Bien sûr que quand la greffe prend, il n'y a plus de demis. Si l'on parle de son demi frère ou de sa demi soeur, c'est que la greffe n'a pas pris. Ma grand-mère disait que les frères (qui s'entendaient mal) devenaient des cousins et que les cousins devenaient des étrangers. C'est parfois vrai. Heureusement, parfois aussi, il arrive que les greffes prennnent et que les frères et soeurs s'aiment. Ca arrive !
Ecrit par : muriele | 01.12.2008
Répondre à ce commentaireBonjour Thierry,
d'abord je voulais te dire que je suis fan de ce sue tu fais et du boulot que tu accomplis pour permmettre la compréhension de choses qui ne sont pas forcément facilement accessible.. je respecte beaucoup ton travail..
je suis psychologue clinicienne sur Tahiti en Polynésie et je travaille depuis 5 ans dans le domaine de la santé et du social auprès d'ado en majorité avec des problématiques extrêmement complexes .. comme les abus sexuels, les violences familiales, les tentatives de suicide, les deuils, l'échec scolaire, les handicaps physiques et mentaux.. etc..
et je ne peux pas laisser un psychologue de Elle te permettre de mettre tous les psy dans un même panier.. les psy n'obtiennent du diplome que des connaissances sur la psychologie et son histoire.. mais les qualités humaines, et le sens critique ne sont hélàs pas évalués.. alors voilà on a aussi certaines psychologues qui peuvent sortir des bêtises grosses comme des maisons.. mais c'est pas grave c'est son opinion pas l'opinion des psy..
et oui pour répondre à ta question.. nous sommes contents que des éclairages comme le tien puisse éviter un passage chez le psy..!! nous ne sommes hélàs pas en manque de travail!!
voilà, merci encore d'avoir pris le temps de lire tout ça..
IA ORA NA!!!
Ecrit par : Maite | 02.12.2008
Répondre à ce commentaireMerci pour ce message Maïté - et de ta "rectification" nécessaire. En dehors des propos de la psy de Elle, ce n'est effectivement pas aux "psy" en eux-mêmes auxquels je faisais allusion, mais à l'utilisation qu'on en fait, à la façon dont en réalité on les malmène - avec le consentement narcissique et/ou bien rémunéré de certain-e-s.
IA ORA NA, donc :-)
Ecrit par : Thierry | 02.12.2008
Répondre à ce commentaireMais qu'est ce qui empêche le parent-lecteur ou le parent-surveillant à tourner la page ou la déchirer (snif-snif) s'il "ne pense pas qu’il soit vraiment important de parler de fécondation in vitro ou de césarienne et que l’enfant risque de prendre peur et ce ne sont pas vraiment des éléments qui aident à se construire" ? Je pense que c'est plutôt un choix individuel à faire et non pas un conseil à donner !
PS : Il faut que je me procure ce livre car je suis toujours ignorant sur ce sujet...
PS2 : J'ignorais que tu avais des groopies Mr Thierry le Rocker (;
Ecrit par : Romain ll | 15.12.2008
Répondre à ce commentaireTout à fait d'accord avec vous Thierry. J'adore votre livre.
Pourquoi cacher à nos enfants qu'ils sont nés par FIV ? Comment répondre à leurs question sans évoquer leur propre naissance ?
Mes 3 filles (5 et 3 ans) sont nées par FIV. Elles savent de leur histoire que papa et maman ont été aidés par des docteur pour les avoir.
J'ai moi-même écrit un livre pour enfant dans lequel une petite fille raconte sa conception par FIV et celle de son petit frère, par transfert d'embryons congelés, avec ses mots d'enfants.
A l'époque, j'étais passée dans l'émission "Enfance" sur Inter. Edwige Antier n'était pas d'accord non plus que le fait qu'on explique à des enfants qu'ils sont nés par FIV. Elle assimilait ça à leur dire dans quelle position ont avait fait l'amour pour les concevoir...
C'est bizarre en effet, tous ces psy qui voudraient qu'on cache tout à nos enfants...
Pascale, maman de 3 "bébés épuisette"
Ecrit par : p@scale | 16.07.2009
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