14.05.2009

A st Hilaire de Riez…

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21.04.2009

Interview TL + Olivier balez

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11.06.2008

Moi, Dieu Merci, qui vis ici : lecture par Ricochet


Thierry Lenain signe un texte d’une belle force sur l’immigration. C’est même une histoire vraie, qu’il a choisi de nous conter. Celle de Dieu Merci, un Angolais qui a dû fuir son pays natal pour vivre. C’est d’ailleurs Dieu Merci- qu’on voit apparaître de dos dès la première page- qui prend ici la parole pour raconter son histoire au lecteur. De sa survie dans son pays d’origine ravagé par la guerre civile à son arrivée en France, il nous rapporte son trajet, ses blessures, son passage par l’hôpital et la prison, les difficultés et les raisons de son exil. Sa nécessité aussi. Arrivé en France, le combat continue pour lui, sans repères, sans toit et sans papiers. Ce qui ne l’empêchera pas de tendre la main et de porter secours à une vieille dame.. Les illustrations d’Olivier Balez toujours très colorées, d’apparence simples et chargées de symboles, portent à merveille ce très beau texte qui offre un miroir sur notre société et un visage à cet exil forcé. L’album se referme sur Dieu Merci qui, de face cette fois, apostrophe le lecteur en invitant chacun à réviser son regard, à ne pas juger trop vite. Une piqûre de rappel certainement utile pour cette album qui incite à l’ouverture et au respect.

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02.05.2008

Moi, Dieu Merci qui vis ici - sur le site du SNUipp


Moi, Dieu Merci qui vis ici
(A) Thierry Lenain, ill. Olivier Balez - Albin Michel (13,50€) Dès 8 ans

 

«Je m’appelle Dieu Merci
Et je n’ai pas toujours été ici.
Je suis né là-bas,
Dans ce pays que je n’oublie pas.
Mais un jour j’ai fui,
Et aujourd’hui je suis ici en vie,
Dieu Merci.»

Oui, il vit ici, en France, Dieu Merci, après bien des douleurs. Et son histoire est une histoire vraie dont Thierry Lenain et l’excellent illustrateur qu’est Olivier Balez, ont tiré la matière d’un bel album.

Dieu Merci, est né en 1965 en Angola. Il avait 7 ans quand commença la guerre civile. Plus tard, marié et père de famille, il fut blessé d’une balle dans la tête, alors qu’il tentait d’échapper aux soldats venus l’enrôler de force. Hôpital, prison, hôpital, et la fuite inespérée jusqu’en France… _ Sans papiers.

2006 : Grâce à une femme âgée en péril à qui il avait porté secours, Dieu Merci a pu s’installer depuis plusieurs années avec sa femme et ses enfants en Pays d’Olonne. Leur fils de 9 ans est scolarisé à l’école René Louis Cadou, d’Olonne sur mer. Leur fille de 19 mois va à la crèche des Sables d’Olonne.
… Ils sont toujours sans papiers.

Mais, ce 21 juin 2006, cette famille reçoit l’injonction de quitter le territoire avant un mois… Aidés par le réseau d’Education sans frontière dans lequel Thierry Lenain est très impliqué, ils demandent un recours en grâce. Et c’est l’insupportable attente… Lire la suite sur le site du SNUipp

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01.05.2008

Moi Dieu Merci qui vis ici chroniqué par L'as-tu lu mon p'tit loup

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10.01.2008

Péché de la semaine

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Témoignage chrétien m'avait invité, comme d'autres écrivains jeunesse, à me prêter à un jeu : Nicolas Sarkozy nous proposait une mission gouvernementale, un ministère… Quelles mesures prendrions-nous ?

J'avais alors écrit un texte, Monsieur l’heureux président de notre malheureuse République. Mais le projet du journaliste fut abandonné, faute de place. Jean-Luc Hinsinger a cependant dressé mon portait dans le n° 3268 de TC - avec un clin d'oeil à ma lettre à Sarkozy :

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… et mon courrier, non publié, à Monsieur l'heureux président de notre République chaque jour plus malheureuse :

Monsieur l’heureux président de notre malheureuse République,

Ainsi vous me proposez une mission. Dans n'importe quel ministère ; je n'ai qu'à choisir. Mazette ! Mais s'il vous paraît à ce point important d'avoir un écrivain jeunesse au gouvernement, pourquoi n'avez-vous pas gardé Azouz Begag ? Vous auriez ainsi fait d'une pierre deux coups, un écrivain + un Arabe, ce qui vous aurait permis de ne pas trop multiplier le personnel, conformément à vos promesses électorales. Evidemment, le hic, c’est qu’Azouz Begag, c'est UN Arabe.... Et les Arabes au masculin, c'est bien connu, c'est pas comme les Arabes au féminin, c'est de la racaille génétiquement archaïque. Dans les années cinquante, du côté d'Alger, on le savait déjà.

Mais bon, trève de digression. Je refuse. Ce n'est pas parce que vous arborez Kouchner et Cie à la boutonnière que je vais oublier que pour nous faire avaler votre «travailler plus pour gagner plus», vous êtes assez culotté pour en appeler à la mémoire de celui qui, pour sa défense, déclara devant un tribunal pétainiste :  «Il y a eu une époque […], au temps de premières lois industrielles en Angleterre, où des enfants de 10 ans travaillaient 12 heures dans les mines et les filatures. À ce moment, quand on a voulu appliquer les premières lois de protection légale du travail, qui fixaient un maximum légal des heures de travail (ce qui était, paraît-il, attentatoire à la liberté du patron, et même, par un comble d'hypocrisie, à la liberté de l'ouvrier qui était, disait-on, bien libre de travailler davantage si cela lui convenait), donc, quand on a présenté ces premières lois en Angleterre, les patrons, et pas seulement les conservateurs, ont tenu le langage du Ministère public. Ils ont dit : "Faites attention, si vous réduisez le travail des enfants dans les mines et les filatures, la production nationale va diminuer". Et, cependant, on a voté ces lois, on en a voté d'autres limitant le travail des femmes, des adultes, on l'a porté à des taux de plus en plus bas et durant ce temps, le rendement industriel n'a cessé d'augmenter. L'expérience a été faite également en France, au moment du vote, en 1919, de la loi de 8 heures, dont l'application n'a nullement réduit la production industrielle dans notre pays.». C’était Léon Blum, traduit devant la Cour de Riom, en 1940.

S'il est des écrivains pour vous aider à falsifier l'histoire, soyez assuré que je ne serai pas leur complice en faisant de même pour les enfants de vos électeurs. Bien au contraire, même.

Respectueuses salutations.

Thierry Lenain

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