01/02/2010
Demain les fleurs sur la berge, ou sur l'autre

Le narrateur est un jeune garçon qui vit avec son grand-père. Ils passent leur premier hiver ensemble. Le temps est glacial. Chaque jour, le grand-père touche le pommier du jardin et lui murmure ces quelques mots : « demain les fleurs ». Malgré le froid et la neige, malgré le ciel gris et bas, le vieil homme reste serein car il sait que le printemps va finir par arriver. Pourtant, le 21 mars, rien n’a changé. Aucun bourgeon, aucune fleur. L’enfant et son grand-père partent voir les maisons voisines et constatent que toutes sont vides. Ne supportant plus la situation, le grand-père décide de créer ses propres fleurs pour appeler le printemps…
Un constat s’impose lorsque l’on referme ce court album : ce texte relève pour l’essentiel de l’onirisme et du rêve. Il y flotte une atmosphère éthérée, pleine de poésie. Les illustrations d’Anne Brouillard (ça ne s’invente pas !) donnent une impression de flou artistique qui renforce le caractère onirique de l’ensemble. Les enfants habitués à lire des textes réalistes auront peut-être quelques soucis de compréhension et pourront passer à coté des aspects poétiques et fantastiques. D’où l’importance de les accompagner dans leur lecture pour qu’ils puissent également saisir les thèmes sous-jacents abordés par cet album : la perte d’un être cher, la vieillesse ou encore les problèmes environnementaux (et si les saisons disparaissaient, si la Terre faisait payer aux hommes leur comportement irresponsable).
Finalement, on ouvre ce livre comme on entre dans un rêve : la réalité s’estompe peu à peu et tout peut arriver. Thierry Lenain a l’intelligence de ne pas tomber dans la facilité en ne terminant pas son récit avec la mort du grand-père. Au contraire, sa fin optimiste, qui semble refermer une parenthèse, offre au jeune lecteur un nouvel espoir : tous les hivers se terminent un jour, et le printemps si doux et si régénérant reviendra toujours apaiser les blessures.
Demain les fleurs, de Thierry Lenain et Anne Brouillard, Nathan, 2008. 6,50 euros. Dès 8 ans.
L’info en plus : La première édition de Demain les fleurs est parue en 2000 dans un grand format cartonné au prix de 12 euros. Suite à la sélection de ce titre dans la liste officielle du Ministère de L’Éducation Nationale en 2007, Nathan a choisi de le rééditer dans un format souple plus petit et surtout deux fois moins cher (6,50 euros). Une décision intelligente pour permettre aux écoles souhaitant le faire lire à leurs élèves de l’acquérir à moindre prix.
[.... et une info ++ : la fiche enseignant des éditions Nathan consacrée à cet album : ici.]
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08/01/2009
Demain les fleurs
La fiche "enseignants" des éditions Nathan (réalisée par Eric Battut - pas l'auteur illustrateur), et dans laquelle je reconnais mon intention d'écriture :


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25/05/2008
Le Livre noir de Demain les fleurs
… et, toujours,la critique de Noé (15 ans) :
«Cet hiver qui ne veut pas finir, c'est peut-être ce que va devenir le monde, si on continue comme ça.
En attendant le printemps, le grand-père rêve d'un monde meilleur (printemps renouveau); ces rêves lui sont apportés par les nombreux livres qu'il lit.
Mais l'hiver continue; le monde redouté de demain semble avoir gagné la partie; il n'y a plus de vie, les arbres sont morts, les gens, méfiants, s'enferment.
Tout cela semble écrit dans "le livre noir" (le papy dit: "c'était écrit, c'est arrivé"), ce livre est donc le futur de la Terre, si elle continue comme elle est partie.
Mais le grand-père décide de lutter; il va d'abord prier, il s'en remet donc à Dieu, mais ça ne marche pas: le malheur continue, "le feu s'éteint dans la cheminée", le coeur du grand-père ne marche plus; Dieu n'a rien fait.
Le grand-père s'en remet alors à lui-même: il utilise toutes ses connaissances, ce qu'il a appris et retenu (symbolisé ici par les LIVRES) et s'en sert pour combattre le livre noir: par ce geste, certes petit (il n'accomplit pas d'acte surhumain), mais grand par ses conséquences, le grand-père arrive à vaincre le livre noir, le futur noir.
Il a donc lutté avec SES moyens, ses connaissances. Surtout il a décidé de ne plus subir, mais de passer à l'action.
La vieillesse, avec son expérience, et la jeunesse, avec sa force et son dynamisme (l'enfant n'a pas de nom, pas d'âge, pas de sexe, et représente ici LA jeunesse en général), rassemblés ont vaincu, ou du moins reporté, ce futur noir, régi par le livre noir et basé sur le repli sur soi, l'égoïsme.
Noé, 15 ans»
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11/05/2008
Demain les fleurs : supplément pédagogique du JDI (Journal des Instituteurs)
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07/02/2008
Un marronnier sous les étoiles, Demain les fleurs: réédition

Marronnier à 2,90€…

de Demain les fleurs à 6,50€
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18/11/2006
Demain les fleurs, album pour Cycle 3 - fiches pédagogiques
Fiche pédagogique accompagnant la liste des ouvrages de litétrature jeunesse cycle 3 : demainfleur.pdf
Fiche Groupe départemental Maîtrise de la langue 28 : demain_fleurs.pdf
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26/06/2006
Demain les fleurs, l'histoire…
• En 1992, j'écris un texte qui se veut poème en prose… L'homme qui attendait le printemps.
Katy Couprie décide d'illustrer ce texte par un travail photographique.
Aucun éditeur n'est preneur… Le projet retourne dans les cartons (Katy Couprie glissera une des photos dans l'imagier Tout un monde qu'elle créera plus tard avec Antonin Louchard.)
En 1995, je "reprends" le texte pour en faire une nouvelle, Demain les fleurs qui fera partie du recueil Où es-tu ? paru en 1996 au Livre de poche jeunesse.
En 1999, Hachette cesse la publication de Où es-tu ?, qui ne se vend pas très bien…
Je propose Demain les fleurs pour un album à Nathan, qui l'accepte. En pensant à la couverture de Un marronnier sous les étoiles, je sollicite d'abord Antonin Louchard (le monde est petit…) qui décline la proposition.
Anne Brouillard avait refusé ce projet que je lui avais déjà soumis une première fois.
Je retente ma chance.
Cette fois, c'est la bonne…
Le premier tirage épuisé, Nathan met l'album en stand by... Jusqu'à ce qu'il apparaisse sur la liste littérature du cycle 3 de l'Education nationale. La liste n'étant plus "obligatoire", je ne demande pas le retrait du livre de cette sélection. En revanche je propose à l'éditeur de changer la couverture, que je ne trouvais pas assez "parlante", et l'insertion en fin d'ouvrage du texte qui est à l'origine de cet album, L'homme qui attendait le printemps .
La boucle est bouclée...
• La meilleure critique que j'ai lue de Demain les fleurs à ce jour, c'est celle d'un ado de 15 ans, Noé, qui l'a écrite à la parution de la première édition, pour répondre à des avis d'adultes de son entourage qui avait une vision un peu sombre de ce texte. La voici :
«Cet hiver qui ne veut pas finir, c'est peut-être ce que va devenir le monde, si on continue comme ça.
En attendant le printemps, le grand-père rêve d'un monde meilleur (printemps renouveau); ces rêves lui sont apportés par les nombreux livres qu'il lit.
Mais l'hiver continue; le monde redouté de demain semble avoir gagné la partie; il n'y a plus de vie, les arbres sont morts, les gens, méfiants, s'enferment.
Tout cela semble écrit dans "le livre noir" (le papy dit: "c'était écrit, c'est arrivé"), ce livre est donc le futur de la Terre, si elle continue comme elle est partie.
Mais le grand-père décide de lutter; il va d'abord prier, il s'en remet donc à Dieu, mais ça ne marche pas: le malheur continue, "le feu s'éteint dans la cheminée", le coeur du grand-père ne marche plus; Dieu n'a rien fait.
Le grand-père s'en remet alors à lui-même: il utilise toutes ses connaissances, ce qu'il a appris et retenu (symbolisé ici par les LIVRES) et s'en sert pour combattre le livre noir: par ce geste, certes petit (il n'accomplit pas d'acte surhumain), mais grand par ses conséquences, le grand-père arrive à vaincre le livre noir, le futur noir.
Il a donc lutté avec SES moyens, ses connaissances. Surtout il a décidé de ne plus subir, mais de passer à l'action.
La vieillesse, avec son expérience, et la jeunesse, avec sa force et son dynamisme (l'enfant n'a pas de nom, pas d'âge, pas de sexe, et représente ici LA jeunesse en général), rassemblés ont vaincu, ou du moins reporté, ce futur noir, régi par le livre noir et basé sur le repli sur soi, l'égoïsme.
Noé»
Illustratrice : Anne Brouillard, Nathan
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