17.11.2007

Julie Capable - animation de Julien Nantiec

(Nouvelle mise en place du film d'animation de Julien Nantiec)

0a32a6ad3ff11d9b7dbb2c586e66154f.jpg Avant d'être illustré par Anne Brouillard et édité par Grasset, le texte de Julie Capable a été en ligne durant plusieurs années. Un jour, je reçois un mail d'un certain Julien Nantiec qui me demande s'il peut l'adapter en film d'animation dans le cadre de ses travaux d'étude à la Faculté Louis Lumière (69). Comme je suis un mec très gentil, c'est bien connu, je réponds oui. Et puis j'oublie. Et puis un autre jour, je reçois le-dit film,. Et là, je suis scotché, les larmes aux yeux… Les profs de Julien l'ont félicité et ont eu raison. Ce type a vraiment beaucoup de talent. Après avoir vu son film d'animation, faites un tour sur son site… 

27.08.2006

Julie Capable, lu et donné à lire par Vince…

medium_lenain13.jpg Trouvé sur le net : “Les vacances sont derrières.... Je me fais un plaisir de vous inviter à cette lecture JULIE CAPABLE de Thierry LENAIN  et à visionner le dessin d'animation de Julien NANTIEC. Un élève en difficulté  fait parfois plus d'effort qu'un élève en réussite et il faut aussi savoir se montrer  bienveillant ... Un Enfant a besoin de temps, de pouvoir dire, de rencontrer l'élément déclencheur pour passer sa souffrance, son mal-être. Il faut rester optimiste. Enseignants et Parents apprennent… quand les Elèves/Enfants grandissent.” Suit le texte de Julie CapableBlog Santeducation

22.07.2006

Julie Capable, le film de Julien Nantiec

medium_julie.jpg Le texte de Julie Capable a été plusieurs années en ligne. Un jour, je reçois un mail d'un certain Julien Nantiec, étudiant, qui me demande s'il peut l'adapter en film d'animation. Comme je suis un mec très gentil, c'est bien connu, je réponds oui. Et puis j'oublie. Et puis un autre jour, je reçois le-dit film, sur un CD. Et là, je suis scotché, les larmes aux yeux. Par la suite, j'a essayé que le CD avec la vidéo se trouve dans l'album, mais ça n'a pas pu se faire. Vraiment dommage. L'éditeur craignait que le graphisme de Julien, radicalement différent de celui d'Anne Brouillard, n'interfère avec les illustrations de l'album. Et puis se posaient des problèmes techniques. Oui, c'est dommage. Julien a vraiment un énorme talent, et c'est pas du blabla : vous allez pouvoir juger par vous-mêmes :  CLIQUEZ ICI

21.07.2006

Interview à propos de Julie Capable, sur Sitartmag.com

D’abord, pourquoi ce texte, Julie Capable,  vous tenait-il tant à cœur ?

Quand j’ai fini d’écrire ce texte, il y avait sur le papier exactement ce que je voulais dire aux enfants, comme j’avais envie de le dire. C’est un résultat assez rare pour que je refuse ensuite de changer la moindre virgule et que je me batte pour voir le texte édité tel quel. Et puis la séparation est un des thèmes fondamentaux qui s’est imposé à mon projet d’auteur. Ou plutôt la question du deuil comme une énergie de vie. Or face au suicide, cette question est particulièrement délicate, car la souffrance résonne alors dans la vertigineuse culpabilité de celui qui reste et l’insondable mystère de celui qui est parti. Etre parvenu à écrire à cet endroit était donc pour moi très important du point de vue du travail que je me suis donné. Par ailleurs – et je ne crois pas au hasard – quatre mois après avoir écrit ce texte il m’est revenu d’accompagner trois enfants dont le père venait de mettre, très violemment, fin à ses jours. C’est une des choses les plus difficiles que j’ai faite dans mon existence. Si je n’avais pas écrit ce texte, je n’aurais jamais su trouver les mots de vie que j’ai essayé de prononcer dans leur effroyable nuit. Quatre mois après avoir écrit ce texte, j’ai été le chat.

Comment expliquez-vous l’intervalle de dix ans entre sa création et sa publication ?

Il y a dix ans, quand je l’ai écrit, le suicide était encore un sujet tabou. Mais ce n’est pas la seule raison. Dans ce texte, on ne supportait pas l’absence des adultes –notamment du père- autour de la fillette, on ne supportait pas que la chatte l’allaite pour la ramener à la vie, on ne supportait pas qu’on ne sache finalement rien de la mère, que le chemin de la guérison, même s’il était résolument emprunté par la fillette, soit encore bien long au delà de la dernière page. (lire la suite sur le site de Sitartmag)

20.07.2006

Julie Capable, lu par Nous Voulons Lire !


Il est très intéressant de lire le petit mot qui sert en quelque sorte de dédicace à cet album : « Il aura fallu dix ans pour que cet album paraisse. Je remercie tous ceux qui ont soutenu ce texte… ». Cela rend curieux. Mais, quand on a lu l'album, quand on a admiré les superbes « tableaux » d'Anne Brouillard, on ne peut que regretter la frilosité de l'édition dès qu'un texte touche un problème grave de l'enfance.
L'album ouvre sur l'école où Julie n'arrive à rien faire, d'où son nom, malgré les efforts de la maîtresse. Mais l'attention est tout de suite attirée par la gradation du discours de la maîtresse devant l'incapacité de Julie : d'abord elle « disait », puis « suppliait », puis « criait ». A aucun moment, elle n'essayait de comprendre ou d'encourager. Arrive une superbe double page : 2 lignes de texte : « Julie appelait Maman ! Sa maman ne venait jamais », sous 4 rectangles placés verticalement et décalés, où, sur fond rouge vif ou sombre avec du noir, un peu de vert, apparaissent des visages d'enfants, des pieds d'enfants, des mains d'enfants face à la belle page toute rouge, rouges orangés striés de bruns, de noir, exprimant sans doute la douleur profonde de l'enfant, qui clôt la première partie de l'histoire.
Les couleurs changent en effet à la page suivante : on est en hiver ; Julie a froid ; elle va au cimetière sur une tombe où rien n'est écrit, la Tombe Muette. Et, dans le froid et la neige, elle se couche sur la tombe. Le récit plausible jusque-là devient conte avec l'arrivée de sept chats noirs qui, de leur chaleur, vont l'aider à survivre. S'ouvre alors un superbe dialogue entre les chats et l'enfant ; oui, la maman aimait Julie ; non, elle n'est pas morte de manque d'amour ; iI y avait autre chose dont Julie n'est pas responsable, une « histoire-poison », « une histoire à elle ». Le mystère n'est pas élucidé. A chacun de mettre des situations et des mots derrière cette expression. Mais Julie est rassérénée ; elle est déculpabilisée. Désormais, elle se comporte comme tous les enfants, elle est capable de tout.
Pourquoi donc l'édition a-t-elle longtemps refusé cet ouvrage ? Parce qu'il est question de mort ? de la mort d'une mère, de la douleur d'une enfant ? parce que l'école n'est pas montrée sous son meilleur jour ? parce que la société abandonne ses enfants en détresse ? Je ne sais ; mais chacun peut, selon sa vision de l'enfance, selon sa propre vie, lire cet album différemment. Denise Escarpit

19.07.2006

Julie Capable, lu par As-tu Lu ?

medium_medium_julie.3.2.jpgJulie Capable
par Françoise Schmid, dans As-tu lu ?

Pour parler de la dépression liée au suicide tragique d’une mère, Thierry Lenain, spécialiste des sujets difficiles, raconte Julie la dépréciée, l’incapable de lutter, la vulnérable. Comme dans La petite fille aux allumettes, personne ne la voit : les enfants sont moqueurs, l’institutrice, inconsciemment, l’enfonce. Mais il s’agit d’un conte : si la tombe Sans Nom ne lui apporte pas de réponse, les sept chats du songe vont être les passeurs, ceux qui révèlent à l’enfant les liens d’amour qui font grandir. La chatte / mère donne son lait et sa chaleur, l’amitié des chats la réconcilie avec son histoire. Julie se donne le droit d’exister.

18.07.2006

Julie Capable, lu au Québec

medium_julie44008.jpg«Comment surmonter la douleur occasionnée par la perte d’une mère ? Toute une vie semble encore trop court. Et qu’en dire lorsque cette même maman est partie de son plein gré ? Le suicide, rarement évoqué en littérature jeunesse, est ici franchement exposé. Cet album, à la fois sombre et lumineux, nous fait entrer dans l’univers d’une enfant confrontée à cette perte sans nom. On assiste ici à un cheminement difficile, un parcours empreint de négation de soi, de rejet. C’est le dialogue, la compréhension et l’écoute qui raviveront la force et le courage de s’aimer soi-même et de vaincre l’attrait destructeur de la culpabilité : où la mort devient un hymne à la vie. À partir de 10 ans (ou avant, si besoin est).» Par Brigitte Moreau, sur Le libraire, portail du livre au Québec

Julie Capable, sur le site de Ricochet

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Thierry Lenain et Anne Brouillard, une association de signatures qui ne laisse aucun doute sur le ton de l’album : difficile, délicat et sombre. L’héroïne, Julie est maladroite, c’est pour ça que tout le monde l’appelle « Julie Capable de Rien ». Les objets tombent de ses mains, les crayons lui échappent, elle perd toujours lorsqu’elle joue avec ses camarades d’école. Les journées se terminent par des pleurs et des sanglots, que personne ne peut arrêter. Pas même sa mère puisqu’elle n’est pas là. Julie l’appelle parfois mais il n’y a jamais de réponse. C’est simple : sa mère est morte et repose au cimetière. Des chats noirs – les chats du cimetière – apportent à Julie le réconfort dont elle a besoin, un soir d’hiver proche de Noël. Ils lui parlent de l’amour qui lie une mère à son enfant, ont des mots doux qui apaisent ses souffrances. Quelques jours plus tard, Julie devient « Julie Capable de Tout ». Cet album baigne dans une ambiance irréelle. Anne Brouillard peint un univers tourmenté. Elle rêve de choses douces-amères et offre une vision de la vie reconstruite selon une ordonnance bien à elle - souple et abandonnée. Ne vous fiez pas à la nonchalance de son trait, elle saisit ce qu’il y a de plus réel et sensible, exprime avec précision ce qui semble insaisissable. Il y a en final une promesse de paix et des paysages colorés qui donnent à cet album un côté tout à fait rassurant.

Pascale Pineau, sur le site de Ricochet

16.07.2006

Julie Capable, lu par Martine Bourre

(Un texte de Martine Bourre sur le site de la lbrairie L'Oiseau-Lire).
La vie va. Enfance, adolescence, âge adulte... Vivre, vivre, vivre... Les lumières douces, les jours faciles, les soleils fulgurants, les ombres tenaces, les chemins compliqués, l'absence... Et puis, en ouvrant un livre, en déchiffrant une oeuvre d'art, en écoutant un texte de radio, en assistant à un spectacle, quelque chose, soudain, se révèle, se déchire ou se raccomode. Ca vient de m'arriver en lisant les mots de Thierry Lenain, si justement accompagnés des images d'Anne Brouillard.
"Si je l'avais aimée plus fort, elle ne serait pas morte". Personne n'aurait pu réfuter pour moi cette terrible évidence. Et voici que des mots, dans toute leur simplicité, me concernent, me consolent, me disent une forme de vérité jamais entrevue auparavent. A combien d'autres humains, enfants ou adultes, ce livre fera-t-il du bien ? Je ne sais pas. Je sais seulement que ce livre nous touche au plus profond de ce qui nous fait vivre - ou mourir - et que ces paroles-là sont pour nous tous, grands et petits; qu'il s'agit ainsi de nommer, pour l'adoucir, notre propre histoire, comme Julie écrit enfin un NOM sur la tombe muette.
J'évoque les mots, mais il y a tant à voir dans les images, tant à ressentir dans ces couleurs et ces formes éclatées comme un feu dévorant, les blancs bleutés, les gris étirés, il y a au bout du pinceau d'Anne Brouillard la protection sombre des arbres et la sagesse exacte des chats. Le réconfort extrême est donné par l'animal qui SAIT où se trouve le vrai et comment le montrer : ce sont les chats qui disent à Julie qu'elle est CAPABLE d'aimer, donc d'être aimée.
Ce livre nous emmène ou nous ramène très loin, vers l'essentiel.

15.07.2006

Julie Capable, lu par L'as-tu lu mon p'tit loup + Feuilletage l'album

Cliquez sur le bandeau pour écouter la chronique de L'as-tu lu mon p'tit loup consacrée à Julie Capable sur France Inter: 

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et cliquez sur cette petite image pour feuilleter l'album… :

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