14.11.2009
La réponse de Julia à grand-père grognon

regarde me dessin inspiré par son livre `L'étrange Madame Mizu`[Zoé et la sorcière du 4e]. Je suis Julia, qui vit à Belo Horizonte, Brésil. Au revoir,
Julia
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03.11.2009
Ce grand-père ne m'aime pas
Un médiatrice jeunesse avait cru apaiser un acariâtre en lui offrant un de mes livres.
Bien mal lui en prit… Copie de la lettre qu'elle reçut en retour :
«Je suis sensible à votre aimable intention, mais Zoé et la sorcière du quatrième, ce n'est pas ça du tout du tout !
Sincèrement, croyez-vous raisonnable de laisser un enfant "dès 8 - 9 ans" lire ces choses horribles : le chapitre 3, le chapitre 4, le chapitre 5 ? Il ne suffit pas de faire peur pour être sûr de réussir un livre pour enfants…
On se croirait au Grand Guignol : y convieriez-vous un enfant qui n'a pas encore dix ans ?
Si le ton parait parfois un peu vulgaire, j'ajoute que les remarques, en italiques, qui se veulent humoristiques [quand l'auteur intervient dans le récit et parle avec les personnages] ne font rire que l'auteur.
Un enfant lit au premier degré, croit ce qu'il lit, donc sera beaucoup trop impressionné avant de comprendre qu'il s'agit de cauchemars de Zoé; même moi je me suis laissé prendre.
Bien sûr les contes de Perrault regorgent de choses ou d'êtres qui font très peur, mais ils ont l'avantage d'être intemporels et par conséquent de laisser libre cours à l'imaginaire de l'enfant, à son rêve, tout en sachant bien que ça n'est qu'une histoire.
Rien de tel ici : il manque la poésie.
Pourquoi en rajouter ? Je feuillette de nouveau le chapitre 7 : est-ce vraiment la bonne méthode pour introduire la bonne idée que le regard sur le coeur vaut plus que le regard sur le corps ?
J'en doute fortement.
Quant au chapitre 8, on s'y attend depuis le début. Je reconnais qu'il n'est pas mal traité, c'est bien dit, c'est pondéré, mais le contraste est trop grand avec tout ce qui le précède : trop de déséquilibre entre la brutalité des sept premiers chapitres et la justesse du dernier.
Donc j'ai lu ce livre; j'ai éprouvé des nausées en imaginant comment pourrait réagir l'un de mes petits-enfants : je m'empresse de vous le retourner.»
Merde alors !
Zoé et la sorcière du quatrième, c'est le seul livre que j'ai écrit que j'aurais aimé lire enfant....
Bon, voilà le chapitre 3 : zoe.pdf
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06.11.2006
Zoé et la sorcière du quatrième, lu par Nous Voulons Lire !
Charmante histoire pour les petits qui prennent déjà plaisir à découvrir seuls la lecture, mais aussi pour les parents qui veulent y participer ! On y trouve juste ce qu'il faut de frissons et de panique suivis de réconfort, et une dose appréciable d'imagination(oh ! les horrribles cauchemars !) ramenés finalement à une rassurante réalité. Comme dans les Contes du Chat Perché, les parents incarnent un tout indissociable, et, même s'ils sont plus accessibles te plus aimants que ceux de Delphine et Marinette, ils ne constituent néanmoins pas davantage un recours bien appréciable… Alors finalement, vive les sorcières ! M-A. C. (NVL sept 06)
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25.06.2006
Zoé et la sorcière du quatrième, lu par Ricochet
Zoé, petite fille unique, est souvent seule chez elle ; ses parents travaillent énormément. Elle craint par-dessus tout Madame Mizu, la vieille voisine du quatrième étage. Elle est sûre que cette sorcière n’attend que de lui jeter un sort. Alors, elle s’imagine des scénarios affreux, pour finir par… se réveiller. Un jour, curieuse, elle s’introduit dans l’appartement de Mizu, et se cache dans une armoire. Mizu fait alors comprendre aux parents de Zoé qu’ils doivent être plus présents pour elle. La vieille dame et la petite fille sont désormais amies. Cette mignonne petite histoire est très bien servie par les illustrations modernes et colorées du Colonel Moutarde. En elle-même, c’est déjà une variation habile sur les peurs enfantines liées à la trop grande absence des parents pris par leur travail. Zoé, pour oublier sa solitude, dort beaucoup et fait des cauchemars (l’intrigue est composée principalement d’une répétition de ces épisodes rêve/réveil brutal). Pas déprimée non plus, la petite fille s’amuse comme elle peut en jouant des tours aux adultes. Est-ce que l’on peut dire qu’elle joue à se faire peur ? Certes, mais la situation est plus compliquée et une vraie détresse affleure quand elle imagine ses parents morts. Une fiction ludique et intelligente, dans laquelle le narrateur omniscient intervient malicieusement pour relancer l’attention de son lecteur (« (Vous l’aviez deviné, n’est-ce pas ? Mais il pourrait bien ne pas en être toujours ainsi.) », p. 17). Avec cette nouvelle maquette, ces nouveaux dessins, Milan redonne une seconde vie à Zoé et la sorcière du quatrième.
Sophie Pilaire
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24.06.2006
Extrait de Zoé et la sorcière du quatrième
Allez, en voilà un petit bout gratuit, le chapitre 3… > zoe.pdf
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